C'est l'itinéraire pour lequel les gens prennent vraiment l'avion jusqu'à Tanger, et celui sur lequel on m'interroge le plus. Comptez environ 117 km au sud-est par la N2, à peu près deux heures, dont toute la seconde moitié en lacets qui grimpent dans le Rif. La récompense, c'est de prendre un virage et de voir la ville bleue adossée à la montagne — mais elle se mérite sur une route que personne n'a envie de négocier à peine descendu d'avion, avec un inconnu qui n'a pas fixé de prix.
Ibn Battouta se trouve à 12 km à l'ouest de Tanger, à l'opposé des montagnes, si bien que le premier tronçon vous éloigne déjà de votre destination. Réglez la voiture avant d'atterrir et tout le problème s'évapore : un seul chauffeur, un tarif fixé, les bagages qui ne bougent plus du terminal jusqu'aux marches bleues.
Comparez vos options
| Vos options | Prix à partir de | Idéal pour |
|---|---|---|
| Transfert privé Recommandé 2 h 10 | €90 · 970 MAD | Arriver reposé, bagages en main, à peine descendu d'avion |
| Grand taxi affrété 2 h 10 | €70 · 760 MAD | Négociateurs aguerris voyageant léger |
| Taxi + car CTM 3 h 30 | €8 · 90 MAD | Petits budgets avec du temps et des horaires souples |
Comment s'y rendre
Il n'y a aucun transport public direct d'Ibn Battouta à Chefchaouen — aucun. Pour le faire à l'économie, il faudrait un taxi de 20 minutes jusqu'à Tanger, trouver la gare routière près du port et prendre un car CTM ou Supratours (environ 40–50 MAD, mais seulement quelques départs par jour, aucun calé sur votre vol). Ajoutez le taxi d'aéroport, l'attente et la marche jusqu'à la médina au bout du trajet, et l'économie fond.
Un transfert privé réservé est la solution habituelle, à partir d'environ 90 € la voiture, porte à porte, d'une traite — et le prix tient que vous soyez seul ou quatre à partager. Un grand taxi affrété pour tout le trajet réclamera 700 à 900 MAD si vous négociez ferme à la station, parfois davantage la nuit, et vous marchandez quand même deux heures de montagne avec un chauffeur tout juste rencontré.
L'ancien relais en grand taxi collectif via Tétouan existe pour les petits budgets, mais il impose un changement de voiture en cours de route, bagages compris, et fait rarement gagner du temps. C'est le seul itinéraire que je réserve toujours à l'avance.
Conseils d'arrivée
Les voitures s'arrêtent en bordure de médina — souvent près de Bab al-Aïn côté ouest ou en bas vers la Plaza el-Haouta — car la vieille ville de Chefchaouen est un enchevêtrement pentu de ruelles en escalier fermées à la circulation. La plupart des maisons d'hôtes se trouvent à une courte montée à pied de là, ce genre de montée qui paraît plus longue avec une valise à roulettes qui tressaute sur les pavés.
Écrivez à votre hôte la veille en lui donnant votre heure d'arrivée ; dans une ville aussi petite, on descend souvent à votre rencontre pour porter un sac dans les marches bleues. La grand-place, Plaza Uta el-Hammam, est le repère que tout le monde connaît : si vous perdez le fil, demandez-la et orientez-vous depuis ses cafés.
Préparez votre arrivée
- Avant de partir, enregistrez hors ligne le nom de votre maison d'hôtes, sa porte de médina la plus proche (Bab al-Aïn ou Plaza el-Haouta) et le numéro de l'hôte.
- Envoyez à l'hôte votre numéro de vol et votre heure d'arrivée, et demandez si quelqu'un peut vous accueillir à la porte pour aider à monter les bagages.
- Dans le hall des arrivées d'Ibn Battouta, retirez 800 à 1 200 MAD et prenez une carte SIM locale ou activez votre eSIM — le réseau se raréfie en montagne.
- Confirmez que la course va jusqu'au pied de la médina de Chefchaouen, et non au « Chefchaouen » générique, pour que le chauffeur monte à la vieille ville plutôt que de s'arrêter dans le quartier neuf.
- Visez une arrivée avant le coucher du soleil ; si votre vol atterrit tard, prévoyez une nuit à Tanger et montez le lendemain matin.
- À la porte, suivez à pied votre hôte ou un porteur dans les ruelles bleues — les dernières minutes sont des escaliers qu'aucun véhicule ne franchit.
Croire qu'il existe un bus ou un moyen rapide de le faire le jour même. Ce n'est pas le cas, et les voyageurs qui improvisent à la station finissent par payer plus cher une voiture moins bonne qu'un transfert réservé la veille. La seconde version de cette erreur, c'est d'arriver de nuit — le dernier tronçon de la N2 n'est pas éclairé, les escaliers de la médina encore moins, et une ville charmante à 16 h devient une galère à 21 h.
Faites la route de jour si possible. Les lacets de la N2 au-dessus de Bab Taza sont vraiment beaux, et arriver avant le coucher du soleil permet de photographier les ruelles bleues dans une lumière douce plutôt que de tâtonner dans des marches non éclairées avec des bagages. Un vol du matin se marie parfaitement avec cet itinéraire : on atterrit, on roule, et on s'installe avec un thé à la menthe avant que la lumière de l'après-midi ne dore les remparts. Si vous avez un jour de plus, demandez à votre chauffeur un arrêt aux cascades d'Akchour, dans le parc de Talassemtane, à l'aller ou au retour ; c'est le détour que les habitants recommandent vraiment.
À noter: Aucun transport public direct depuis l'aéroport ; le transfert réservé est la solution habituelle.